Vient toujours le moment où l’on se demande pourquoi l’on écrit ? Est-ce que ce que l’on raconte va intéresser quelqu’un ? Bien sûr vous avez pensé arrêter, vous occuper d’autre chose, et puis il y a la vie qui continue avec ses chroniques journalières. Il y a le son d’une musique dans la rue que l’on entend soudain, en se demandant ce qui va apparaître, un petit orchestre qui déambule dans la rue, et vous vous demandez : combien de musiciens, quels instruments ? Vous patientez, vous tendez l’oreille, vous vous hissez sur vos pieds pour guetter et pour finalement vous apercevoir qu’il s’agit d’un chariot qui bringuebale sur les pavés, poussé par un homme qui en joue, mais cela vous ravit, vous enthousiasme, vous transporte, et vous avez envie de le partager, comme les autres bruits de la rue ce soir du 31 janvier, une conversation amoureuse sur un portable, les rires étouffés de ces amies qui s’amusent, et tous les autres sons de la ville que vous traversez en marchant tranquillement, un soir de pleine lune extraordinaire, en scrutant votre vie ordinaire ….