Les fleurs roses étaient arrangées sur l'arbre comme des étoiles...
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Les fleurs roses étaient arrangées sur l'arbre comme des étoiles...
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Amie,
Tu es comme une sœur
Ton regard est le feu
Qui a germé jadis
Et continue sur terre
Et encore et encore
Pour tisser un des fils
De l’amour grandissant
Amie
Tu es comme une sœur
Qui s’éveillera toujours
En dépit des discours
A la pointe de l’aube.
***
Et toutes ces vies qui s’amoncellent
Comme autant d’écume sur les vagues
S’éparpillent et se recroquevillent
Sous les dalles noires ou grises
Ont existé, la preuve en est
Les épitaphes, les bouquets
Ont existé, s’en sont allées
Un peu plus loin etc…
Elles ne sont pas vaines pourtant
Coulant dans les courants passés
Et à venir
D’un même sang.
L’eau se mire sous les bleu clairs et foncés.
Les épines de pin
grésillent au soleil...
Quelle simple lourdeur, ce fardeau des souvenirs sur nos rêves,
Nous qui n'avons peur ni de la pluie, ni du pain.
Le monde ressemble à deux moitiés,
Qui prend chacune son propre chemin,
Pour apprendre aux combattants en fuite et les amoureux précipités : Le sourire d’Adieu.
Et offrir la parole aux Palourdes de l'océan
Douleur dans son fort intérieur est porteur épousé des vêtements noirs,
Et l'amour dans sa rougeur est passionné de la blancheur de demain.
Et la verte éternelle,
Caché aux noyaux chauds est prêt à recommencer.
Aux, chanteurs combattants contre du blé !
Aux, petits cœurs derrière les portes fermées !
N'entendez pas vous l'appel des mythes ?
Je reste pour réciter les mythes qui ont été oubliés même, des souvenirs
Pour réconcilier les deux moitiés du monde avec un sourire.
Avec un sourire réconciliant.
Hassan Makaremi mai 2013 Paris
Les danseurs devant la Seine
S’accompagnent, se cherchent
Main dans la main
Les hanches suivent
On ne sait plus
Qui conduit
Tant les gestes sont lents
Accomplis et unis
Au son, une harmonie
La Seine bouge, ils bougent aussi
La musique en flots
Dans leurs corps
Devenus sans défaut
Ils se devinent, se frôlent
Sans jamais se heurter
Leurs coeurs étaient donc liés.
Elle marche
Elle semble aller d’un bon pas
Et puis une ombre sur son visage
Passe et se prélasse
Elle pense à son absence…
***
Un enfant est tombé
Au jardin, étonné
Il pleurait
Que son corps l’ai lâché,
Tout entier
A cette tâche
D’avoir à se relever.
Un homme est tombé
Dans la rue allongé
Je ne sais pas
S’il pensait lui déjà
A se relever.
Il était seul
devant la Seine
les yeux rivés
sur une plaine
inaccessible sans doute
impétueuse aussi
Aubaine
ou souvenirs soudains
qui signalaient sa peine...